Commentaires, 
remarques et suggestions

 

Mohamed El Hani artiste par nécessité

Natif de la petite ville d’Azemmour, la passion pour le dessin a poussé Mohamed El Hani à fréquenter les artisans et à commencer – à la sortie de l’école - à peindre des "taârija" (tambourins), instrument musical très prisé lors de la fête de Achoura. D’un passe-temps pour s’assurer l’argent de poche, cette activité se transforme en métier pour survivre. El Hani quitte sa cité pour rejoindre les maîtres d’un art séculaire, dans la fameuse colline des potiers à Safi.

Là-bas, au milieu des fours et des ateliers d'artisans qui ont fait la réputation de la poterie safiote, il se familiarise avec les techniques artisanales de la poterie. Motifs aux couleurs vives et traits fins… Il dompte les formes et commence à inventer de nouveaux ornements. El Hani quitte ensuite Safi et prend le chemin de la cité des vents. Il profite de l'étonnant climat de ville d'art qui règne à Essaouira, pour rencontrer les nombreux artistes et amateurs d'art étrangers qui ont choisi d’y séjourner ou de s'y installer. C’est à partir d’Essaouira que ses premières toiles ont été exportés vers le pays de Delacroix.

De retour à Azemmour, il continue toujours à peindre, méconnu du grand public et même du "peuple des galeries". El Hani n’a pas encore exposé au Maroc et il espère le faire un jour, pour montrer son style à la fois naïf et surréaliste. Dans ses toiles, on reconnaît une touche particulière, authentique… Employant les motifs de la poterie, il met l’accent sur les visages rencontrés au quotidien et l’architecture de la ville. Dans une même œuvre de cet artiste autodidacte, on décèle plusieurs tableaux. Ce qui nous rappelle les "Monamnamat", art arabo-musulman qui s’est développé entre le VIème et le VIIIème siècle de l’Hégire.

Mohamed El Hani semble méconnaître la valeur de son "produit". Il ne connaît pas les complexes dont souffre l’intellectuel de type sartrien. Il peint sans trop se poser de questions parce qu’il peint d’abord pour se nourrir...

A. Amzelloug

Mais aussi...
Saïda Fikri, une artiste passionnée  
Ahmed El Gharbaoui  

Fatna El Bouih, militante jusqu’au bout  

Abderrafi Jouahri, poète militant aux multiples facettes  

La nostalgie de Fouad Laroui  

Khadija Jamal, une actrice qui lutte  

Abderraouf, le clown qui s'est tu  

Salaheddine Bassir : un mythe vivant  

Saïd Al Maghribi, l'artiste engagé  

Mahjoub Benmoussa, ambassadeur de la culture marocaine  

Khalil El Ghrib  

Nostalgia rend hommage à Mohamed El Hayani  

Légende et vie d’Abourkhos... en Amérique  

Le destin atypique de Jilali Ben Salem  

Abdelaziz Mouride, la douleur en BD  

Abdeslam Chraïbi, invité de "Nostalgia"  

Boujmiî et la passionnante aventure des Ghiwane  

Mohamed Chahraman, le poète de Marrakech  

Mohamed Fennane... une voix oubliée  

La nostalgie de Najib Cherradi  

Jil Jilala : les Beatles venus de la cité ocre  

Jaouad Mdidech, témoin d’une époque agitée  

Bnat El Ghiwane, une histoire de passionnés  

La magnifique aventure du groupe Lemchaheb  

Ben Abderrazik, le dernier des astronomes  

Nostalgia rend hommage à Larbi Batma  

Mohamed Tanji: Casablanca mon amour  

Ahmed Ben Yessef, né pour peindre  

Hadj Fennane : un artiste qui lutte  

Nostalgia rend hommage à Mohamed Zerktouni  

Mehdi El Azadi : une carrière authentique  

Mohamed Bariz, le conteur de Jamaâ El-Fna  

Regraguia Benhila, la spontanéité sublimée  

Hommage posthume à Ahmed Boukmakh  

Souad Mohamed, la diva de Mogador  

Allal Yaala, la mémoire de Nass El-Ghiwane  

Abdelouahed Tetouani  

Serghini et le passé simple de Fès  

Mohamed Zefzaf: L’homme qui aimait les livres  

Abderrahmane Zenati, l’artiste autodidacte  

Al Habib Al Idrissi : la mémoire de l’oubli  

Qachbal & Zeroual : un duo de rire  

Bachir Skiredj : un acteur passionné  

Ahmed Lio: un hlayqi devenu star de l'Oriental  

Larbi Yacoubi : une carrière sur mesure  

Abderrahmane Kirouj (Paco)  

Ammouri Mbark, le chanteur du renouveau  

Touria Hassan, l’étoile oubliée  

Abdeljabbar Louzir, 100% marrakchi  

Le fabuleux destin d’un conteur de Tanger  

Mahmoud Megri, éternellement jeune  

Habbouli brosse son portrait  

El Guerfti et la magie de Taqtouqa  

Mohamed El Bouanani, l'enfant de la mer  

Hommage à l’écrivain Driss Khoury  

Mohamed Rouicha, le virtuose de l’Atlas  

Omar Essayed, pour le meilleur et pour le rire