Mais encore : Mohamed El Gahs Le recul spectaculaire de la gauche (outre la désaffection des électeurs) est sans doute l’un des phénomènes majeurs révélés par les dernières législatives. Pour essayer de le comprendre et en saisir l’ampleur et les causes, Mohamed El Gahs était l'homme tout désigné. Il sera l'invité de Hamid Barrada mercredi 3 octobre à 22h15.
Né avec les premiers combats de la gauche socialiste, il est un pur produit du parti d’Abderrahim Bouabid. C’est en 1977 à Taza que Mohamed El Gahs, alors qu’il n’avait que 14 ans, fait son entrée dans la vie politique en devenant membre actif de la section locale de l’USFP.
Solitaire et épris de lecture, révolté et ambitieux, El Gahs essaie de participer à la vie politique de sa ville. Son baccalauréat en poche, il a déjà à son actif une courte expérience d’encadrant local. Lorsqu’il arrive à Nancy en 1981, il milite dans un premier temps, dans la section Europe occidentale de l’USFP. « Bouabidiste » convaincu, El Gahs se dit ouvertement "monarchiste" et "intransigeant sur la marocanité du Sahara", mais se démarque par sa capacité à argumenter. Son caractère « crispé » dans les débats avec la nouvelle gauche lui vaut quelques inimitiés.
Avec ses frères d’armes, El Gahs intègre donc le PS. Il ne tarde pas à devenir membre de la commission administrative du PS.
L'ascension d'un journaliste militant
En 1991, El Gahs retourne pour une courte période au pays. Il est déjà connu pour ses articles et ses positions sur la nouvelle gauche. Il assiste au congrès national de la Chabiba. Il remarque qu’en plus des idées, il faut avoir une connaissance des rouages du parti pour s'y faire une place! Mais il n’en a ni la patience ni l’envie.
Obstiné, il revient, deux années plus tard, en tant que journaliste, fort d’une expérience au Parlement européen à Strasbourg. Il atterrit à la tête de "Libération" en novembre 1993, secondant El Yazghi avec une carte blanche. Il est toutefois freiné dans son élan, mais il gagne en notoriété, grâce à ses longs éditoriaux de « monarchiste de gauche ».
Au congrès du parti, sa mutation politique est concluante. Il réussi à se faire élire au sein de la commission administrative. Sa carrière politique est alors relancée.
Mais c’est grâce à sa nomination au gouvernement Jettou qu’il se sent estimé à sa juste valeur. Il a trouvé sa voie : celle d’un socio-monarchiste à part.
Après avoir récemment démissionné du bureau politique de l’USFP, suite à un « certain malaise », et quitté le quotidien « Libération » après avoir passé 12 ans à ses commandes, l’heure est au bilan pour El Gahs. Aujourd’hui acteur et témoin, en rupture de ban avec ses amis, il peut s’exprimer en toute liberté. Journaliste, il se doit de cultiver le parler-vrai et d’affronter toutes les questions.
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Rediffusions :
Mercredi 3 octobre à 22h20 (2M monde)
Jeudi 4 octobre à 11h10 (2M monde)
Lundi 8 octobre à 12h55 (2M monde)
Mercredi 24 octobre à 21h25 (2M national)
Jeudi 25 octobre à 14h40 (2M national)
Lundi 29 octobre à 01h50 (2M national)
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